Miossec en concert : shooting par Eric Canto

J’ai parfois une appréhension avant de shooter un artiste. Le coté gaillard et bourru de Miossec, voir ours, avait trotté dans ma tête. J’avais donc quelques secondes après le concert de Miossec pour faire son portrait . Je voulais un portrait “plein fer” un regard droit, simple, efficace.

Le shooting à Paloma à Nîmes fut bref, après quelques bières, à 1h30 du mat. A ma grande surprise, Miossec est souriant, simple, disponible. Je le positionne devant un mur, fais quelques photos, et retrouve visuellement le coté brut et intense que j’aime chez lui. Ça triche pas. C’est assez étonnant comme ce garçon arrive à dégager un tel charisme mêlé de fragilité…

Site officiel : Miossec

 

miossec concert portrait photo

 

Miossec, de son vrai nom Christophe Miossec

Christophe Miossec, simplement appelé Miossec, né le  à Brest dans le Finistère, est un auteur-compositeur-interprète, parolier et occasionnellement acteur français. Avec Dominique A, il est l’un des artistes ayant participé à définir la « nouvelle scène française ».

Biographie de Miossec

Né le 24 décembre 1964 à Brest d’un père plongeur pompier et d’une mère employée à la marine nationale, Christophe Miossec est diplômé de l’Université de Bretagne-Occidentale (avec un DESS d’Histoire). Durant ses études, il écrit des critiques musicales pour Ouest France. Il a exercé différents métiers dans la presse, la publicité, et à TF1 avant de se consacrer à la musique, au milieu des années 1990.

Il n’était pas tout à fait un nouveau venu sur la scène rock brestoise qu’il a déjà côtoyée, dans les années 1980 avec un groupe local, Printemps Noir, dans lequel il était guitariste. Le groupe d’origine brestoise Goûts de luxe aurait, pour son tube Les Yeux de Laura, emprunté le refrain à un titre de Printemps Noir écrit par le batteur du groupe, Jean-Claude Herry. Ce sera sa rencontre en 1994 avec le guitariste Guillaume Jouan puis avec le guitariste Bruno Leroux (membre des Locataires, autre groupe local) qui est déterminante pour la carrière musicale de Miossec.

Miossec travaille quelques années à Bruxelles à proximité de sa maison de disques PIAS qui publie l’ensemble de ses albums depuis 1995. Il s’est réinstallé, en 2007, dans le Finistère.

Après avoir rodé une petite quinzaine de compositions dans les bars et les salles brestoises, le trio composé de Miossec, Guillaume Jouan et Bruno Leroux entre en studio et publie Boire, en 1995, un premier album que la critique soutient, notamment les Inrockuptibles.

Le disque frappe par ses textes crus et désabusés, aux rimes et pieds approximatifs, ainsi que par sa musique dépouillée (simplement deux guitares, dont celle de Guillaume Jouan, et une basse). Cet album connaîtra un relatif succès national avec plus de 100 000 exemplaires vendus, mais sera surtout considéré comme l’un des albums novateurs et fondateurs de la « nouvelle vague de la chanson française » avec les disques de Dominique A.

Encouragé par ces débuts, Miossec va par la suite s’entourer de nouveaux musiciens, dont Yves-André Lefeuvre à la batterie, ou encore Olivier Mellano (collaborateur habituel de Dominique A) à la guitare et au violon. Cette formation permettra au chanteur d’étoffer musicalement ses premières compositions. Il poursuivra sa production discographique avec Baiser, en 1997.

L’auteur n’est toutefois pas satisfait du résultat. À l’époque, Miossec fonctionne en groupe et joue beaucoup sur scène. C’est fatigué par une tournée qu’il arrive à l’enregistrement de ce qui sera, selon lui, une auto-parodie.

Décidant de renouer avec la naïveté de Boire, Miossec se remet à travailler en duo avec Guillaume Jouan, les autres musiciens ne sont là qu’à l’occasion de l’enregistrement Miossec connaît alors une vraie consécration nationale avec son troisième album, À prendre (1998), qui apparaît comme un aboutissement de ses deux précédentes productions. Le succès de ce disque lui donne une notoriété jamais démentie depuis, et lui ouvre de nouveaux horizons. Il se met alors à écrire des textes pour différents artistes.

Miossec, insatisfait de son troisième album…

Malgré le changement de fonctionnement, l’artiste reste insatisfait de son troisième album qu’il n’aime pas et qu’il considère même comme inaudible, et décide de changer encore une fois de méthode de travail. Il s’entoure de musiciens comme Armand Gonzalez, Jérome Nivelle et Gael Desbois, qu’il qualifie de « fortes personnalités explosées » et s’enferme en studio pendant deux mois.

Les épreuves sont cependant jetées à la poubelle et Miossec se sépare de tous ses acolytes, même de Guillaume Jouan, et reprend tout à zéro. Cela donne finalement Brûle, où l’on retrouve l’inspiration première qui a révélé l’artiste et qui sera le premier album depuis Boire où le Brestois se dit satisfait du résultat8. S’étant définitivement séparé de Guillaume Jouan, il trouve dans le réalisateur Matthieu Ballet un nouveau compère musical, ce dernier le suivant même en tournée, accompagné aussi de Yan Péchin, Philippe Entressangle, Alain Ekpob et Jérôme Bensoussan. Le morceau Grandir donne une nouvelle dimension à l’univers de Miossec[réf. nécessaire], en faisant allusion à son fils Théo, né en 2001.

Invité pour arranger ses quatre premiers albums par l’Orchestre lyrique de Région Avignon Provence, où il réside alors, Miossec transforme la commande en un cinquième album où l’orchestre participe sur certains titres. Intitulé 1964, en référence à son année de naissance, la musique orchestrale donne une certaine ampleur, nouvelle chez Miossec, et les textes, parlant toujours de la famille (Je m’en vais dédiée à son frère et à sa famille et non à une femme), mais aussi de la fin de la jeunesse (BrestLa Quarantaine), des amis perdus (Les gueules cassées), de la difficulté d’être au monde (Rester en vie), sont plus chantés.

« Miossec a ainsi pu, pour la première fois depuis son premier album Boire, retrouver un équilibre digne entre ses mots et sa musique » diront même les Inrockuptibles. Ce disque le consacre définitivement à sa sortie en 2004 ; c’est l’album de la maturité, diront certains. Il est élu grand prix du disque du Télégramme 2004.

L’Étreinte, paru en 2006, est une sorte d’écho à 1964. Les thèmes y sont tout aussi matures et l’attention portée à la musique, même si elle n’est plus symphonique, est aussi importante que sur le précédent opus. Dans la lignée de 1964, le trentenaire de Boire s’est assagi en devenant un quadra passé par l’expérience du couple et des enfants. En 2007, sort sa première compilation Brest of (Tout ça pour ça) pour laquelle certaines anciennes chansons sont ré-enregistrées.

Miossec, un temps exilé à Bruxelles, revient dans le Finistère en 2007. En janvier et , il organise une mini-tournée avec Yann Tiersen, un ami de longue date avec lequel il n’avait jamais eu l’occasion de travailler. Cette série de concerts leur permet de présenter et tester les titres du prochain album de Miossec sur lequel Yann Tiersen a pris une part importante, puisqu’il a composé l’intégralité des musiques (seul ou avec Christophe Miossec), joué presque tous les instruments et réalisé l’album.

Cet album, intitulé Finistériens, sort le . On y retrouve l’univers du Brestois, les plaies du couple, les turpitudes de la vie, qui trouvent écho dans des chansons toujours inspirées du quotidien, mais cette fois également par le monde du travail comme pour Les Chiens de paille et CDD.

En  est diffusé sur les radios Chanson pour les amis, le premier extrait de son nouvel album L’album Chansons ordinaires paraît en septembre 2011. Il est très axé rock, et embauche le groupe rennais Santa Cruz pour l’accompagner sur scène lors de la tournée qui suit.

Il écrit également à cette période plusieurs textes pour Axelle Red, dont La Claque, le premier extrait de son album Un cœur comme le mien. Il écrit également des textes pour plusieurs albums de Johnny Hallyday, dont la chanson 20 ans qui recevra la Victoire de la musique 2014 de la chanson de l’année.

Enfin, il parraine un album de reprises de chants de marins bretons intitulé Les Marins d’Iroise qui paraît le  et en collaboration avec TF1, son ancien employeur. Un nouvel album, intitulé Ici-bas, ici-même, paraît le . Écrit et composé par Miossec, il est arrangé par Albin de la Simone. Un premier extrait On vient à peine de commencer est dévoilé en février14.

L’album Mammifères de Miossec

Le  sort un nouvel album, Mammifères, qui marque une évolution musicale vers une approche plus folk et de musique tzigane grâce à trois nouveaux musiciens autour de lui : Leander Lyons (guitare et guitare basse), Johann Riche (accordéon) et surtout Mirabelle Gilis (violon) qui est une rencontre marquante, musicalement et personnellement, pour Miossec15. En , la tournée est retranscrite sur un CD/DVD Live, le premier du chanteur Mammifères aux Bouffes du Nord. Puis Miossec est de retour avec un nouvel album prévu pour l’automne 2018, avec un premier extrait, Nous sommes. L’album, lui, s’intitule Les Rescapés.

 

Le photographe Eric Canto a réalisé un portrait de Miossec, mais aussi de nombreux autres artistes. A découvrir ici :

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