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Shooter LEE FIELD ,c’est très cool. On a le sentiment de shooter une légende, un type qui vit depuis 40 ans sur scène, une vraie gueule, bref, on se réjouit.

Après on se demande comment cela va se passer lorsque le tour manageur te dit “Mr LEE FIELD veut faire le portrait, rendez-vous devant la loge 20 minutes avant le concert”. Et bien ça se passe gentiment. Le tour manageur vient te voir embêté 1 minute avant le début du concert et te dit “c’est possible en 5 secondes ?”.

Et comme il te dit ça avec un grand sourire et que de toute façon, tu n’as pas réellement le choix, ben tu déclenches deux fois et tu croises les doigts.

SITE DE LEE FIELD

LEE FIELD PORTRAIT

LEE FIELD

C’est qui ?
Elmer Lee Fields est un artiste soul américain né en 1951 en Caroline du Nord. Parfois surnommé « Little JB » pour sa ressemblance physique et vocale avec James Brown.Au cours de ses prolifiques années de carrière il a été en tournée avec des figures de la soul et du RnB comme Kool and the Gang, Hip-Huggers, O.V. Wright, Darrell Banks, and Little Royal.

Il enregistre son premier 45 tours en 1969, et il est toujours en activité aujourd’hui. Plus récemment, il enregistre des disques avec le groupe The Expressions et notamment fait la promotion de son album Faithful Man sur Canal+. Le mercredi 29 mars 2017, il est, en compagnie de IAM, au programme des concerts d’Inter au studio 105 de la Maison de la Radio de Paris. Il était à la Nuit Soul avec Michael Kiwanuka et Valerie June lors du Festival Les Nuits de Fourvière, le 22 juillet

Retour sur une interview donnée à Télérama il y a quelques mois :

Cinquante ans après ses débuts sur les braises de la James Brown mania et après un creux de la vague dans les années 1980, la légende soul, Lee Fields revient avec “It Rains Love”, un nouvel album. Rencontre avec un rescapé.

Pourquoi la soul connaît-elle un tel regain d’intérêt ?

Elle a été balayée du paysage dans les années 80. Les radios n’en passaient plus, mais les gens n’ont pas cessé d’en être friands pour autant. Au contraire, ils étaient en demande parce que c’est une musique qui s’adresse à l’âme, qui sonde les sentiments et les émotions les plus personnelles. On a toujours besoin d’une musique qui nous réconforte, qui nous aide comme le ferait un psy, de chanteurs et de chansons auxquels on peut s’identifier. Personnellement, je n’écris que sur les choses de la vie ordinaire, les joies et les douleurs, que j’essaie toujours de considérer sous un jour nouveau, comme si je découvrais une expérience inédite. La soul, c’est la vie dans toutes ses nuances.

C’est aussi une musique qui a accompagné les revendications du peuple noir. Dans l’Amérique d’aujourd’hui, vous n’écrivez pas de chansons engagées…

Assez peu, c’est vrai. Sur le nouvel album,Wake Upparle quand même des mensonges qui minent notre société. Nous sommes comme dans un mariage qui tourne mal et nous avons besoin de sincérité pour nous sentir en paix. Je parle plutôt de valeurs fondamentales : l’amour, l’estime de soi, le respect. La musique d’aujourd’hui est obsédée par l’argent. C’est sûr qu’en avoir offre de merveilleuses possibilités, mais ça n’empêche pas Justin Bieber de sombrer ou Robin Williams de se suicider. Les chanteurs qui m’ont toujours inspiré, comme Marvin Gaye, ont une fibre sociale, spirituelle. Ils me transportent et m’élèvent. Sam Cooke est mon héros. Il a composé la plus grande chanson politique des années 60 —A Change is Gonna Come— et je reviens toujours à lui quand j’écris. Et sonTouch The Hem of his Garmentest un fétiche pour moi, le morceau qui ne me quitte jamais.

Votre carrière a connu de longs passages à vide…

J’ai commencé avec Wilson Pickett et James Brown, qui étaient mes modèles, et tous ont été touchés par le virage des années 80, le disco et le formatage des radios. Aujourd’hui, on peut faire entendre sa musique par le biais d’Internet et des réseaux sociaux. Mais à l’époque, si les radios ne passaient pas vos disques, vous étiez mort. La compétition était sauvage. Les maisons de disques contrôlaient tout et misaient sur quelques artistes qui entraient dans les playlists des radios commerciales. Une poignée de personnes décidait de tout. Un morceau marchait à New York et tout le pays suivait. Les artistes défendus par de petites stations, comme moi, n’avaient pas les moyens d’investir pour passer à l’antenne supérieure.

“Dans les années 80, si les radios ne passaient pas vos disques, vous êtiez mort”

A la fin des années 70, j’étais sans un sou et j’ai dû me reconvertir dans l’immobilier. Je n’ai pu faire mon come-back que dans les années 90, en enregistrant chez moi. J’ai composé une chanson,Meet Me Tonight, sur mon ordinateur qui a beaucoup circulé et j’ai pu recommencer à donner des concerts. Je chantais seul en m’accompagnant d’une bande et je passais des disques. Les clubs étaient pleins, le téléphone s’est remis à sonner. Et j’ai eu la chance de rencontrer des jeunes producteurs passionnés par la soul, comme Gabriel Roth des disques Daptone qui a sorti de l’ombre Sharon Jones et Charles Bradley. Je n’ai jamais arrêté depuis. Même si j’ai toujours un pied dans l’immobiler.

Comment avez-vous été découvert dans le Sud des années 60 ?

En participant à un radio crochet. Je ne me destinais pas particulièrement à être chanteur. Je voulais faire des affaires, être mon propre employeur. Mais j’ai toujours chanté. J’ai été bercé par la musique depuis l’enfance. Mes parents étaient pauvres, ma mère domestique et mon père métayer. Pour arrondir leurs fins de mois, ils transformaient notre maison en discothèque deux soirs par semaine. Tout le quartier venait danser chez nous et je me suis vite familiarisé avec les grandes voix de l’époque : Ray Charles, Fats Domino, Big Joe Turner, Little Richard, Jimmy Reed. J’étais livreur de journaux et faisais ma tournée en chantant des airs de Sam Cooke ou de Solomon Burke. Je faisais partie du choeur de l’église aussi.

“J’aurais pu composer les mêmes chansons dans les années 70 mais j’essaie de les jouer dans l’esprit d’aujourd’hui”

Je me suis retrouvé tout à fait par hasard dans un radio crochet : j’ai interprété une chanson de James Brown et ai gagné. Le groupe qui m’accompagnait avait besoin d’un chanteur et je me suis lancé. Je jouais partout, dans les clubs, les salles des fêtes, les bars de ma région, la Caroline du Nord. Je tournais dans les états voisins et poussais même jusqu’à Washington. J’allais partout où les radios passaient mes chansons.

Votre musique est-elle rétro ? 

J’aurais pu composer les mêmes chansons dans les années 70 mais j’essaie de les jouer dans l’esprit d’aujourd’hui. Si vous écoutez bien, les arrangements sont assez modernes et sophistiqués. Nombre d’artistes de la vague néo-soul, que j’aime beaucoup d’ailleurs, font de leur mieux pour imiter les sons du passé. Mais moi, je n’en ai pas besoin. Au contraire, je regarde devant. Le passé, je le connais, je le sens, il est en moi.

 

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