Best Magazine, c’est quoi ?

En septembre 1968 paraît en France le 1er numéro du légendaire magazine BEST. Une aventure de 30 ans.
Février 2022, le magazine BEST revient en kiosque.

Sous l’impulsion de l’entreprenant David Kane, avec l’incontournable Patrick Eudeline en Rédacteur en chef, et sous la Direction artistique de Philippe Blondez, le magazine sera en kiosque, en France et à l’export, le 16 février 2022.

nouveau best magazine numero 3

Quelle est la nouvelle formule de BEST magazine ?

BEST est un magazine transgénérationnel. Il fait appel à des chroniqueurs issus du BEST historique, ainsi qu’à de nouvelles plumes. Il s’adresse tout autant à un lectorat fidèle au titre passé, mais également à la nouvelle génération. Il créée des ponts culturels entre les acteurs de la génération X et les millennials.

 

La Baseline de Best : MUSIQUE – STYLE – POP CULTURE.

MUSIQUE

BEST a vocation de parler de musique, comme le BEST original. Tout autant de groupes rock des années 70’ que de leurs émanations sur les nouvelles scènes actuelles.

STYLE

Au-delà de la musique, BEST est une attitude. Une attitude ROCK au sens large, qui voit son développement dans une manière d’être, de vivre, de penser. Pour cette raison, la mode, le lifestyle sont au rendez-vous.

POP CULTURE

Elle est la base. Nous avons pour ambition de parler tout autant de musique, de livres, de films, de réseaux sociaux, de jeux vidéo, de mode, d’art, de design… de tous les médias qui créent le paysage culturel actuel, et cela sans cloisonnement.

 

Caractéristiques techniques de Best magazine :

  • BEST est un magazine trimestriel.
  • Format : 210x300mm.
  • 160 pages couleurs.
  • Diffusion : France et export (France Messageries & Export Press).

Site web : www.best-magazine.fr

Instagram : bestmagazine.fr
Facebook : bestmagazine.fr

 

Best Magazine : l’edito

BEST magazine, et un numéro 2 déjà ! Les groupes de rock en savent quelque chose : c’est un virage difficile. Le syndrome du deuxième album, on appelle cela ! Le premier BEST était foufou et foutraque, s’en allait – volontairement – dans tous les sens. Vous l’avez aimé. Le tirage était quasi épuisé en quinze jours. Vous l’avez cherché et trouvé dans les plus improbables kiosques, et des gamines de treize ans ont été heureuses d’afficher ce poster de Dita. Quel bonheur !

Sur les réseaux sociaux, ce fut toute une affaire. Quelques jaloux, éclopés de vieilles batailles, n’étaient pas heureux de ce succès et critiquaient tout leur saoul : « Mais Dieu du Ciel, d’où viennent ces gens, que complotent-ils ? », « Et cet oriflamme sur le visage de Dita Von Teese, n’aurait-il pas une signification cachée ? », « Et toutes ces photos, quelle est leur origine ? », « Internet, probablement ! ».

C’est cela, oui…. Alors qu’aucune photo issue de la toile n’est digne de paraître dans un journal digne de ce nom : trop pixellisée. Pas d’assez bonne qualité. Il aurait dû savoir cela celui qui osa prétendre telle bêtise. Il est vrai que ses dernières responsabilités dans la Presse remontent à si longtemps ! Internet n’existait pas encore. Bon, trois ronchons qui s’étranglent contre des centaines de réactions enthousiastes, de commentaires, de demandes enflammées : Nous allons survivre au fort relatif affront.

 

Best magazine - magazine BEST 2022-

Best magazine – magazine BEST 2022

 

Ce Best, deuxième du nom, donc, exagère les défauts et foucades du premier. Non mais !
On y apprend plein de choses sur ce que fut le Londres des débuts du rock sixties et le Paris de légende, on y ouaille la légende de Lucy Gordon, comme celle de Joe Meek ou l’histoire du hard-rock français. On s’y promène autour des Stones. On y découvre Orville Peck.

On y parle tatouages, objets culte et studio d’enregistrement. Et puis de mode et de cinéma, bien évidemment ! Il y a des chroniques de disques – un écueil du premier –, des nouveaux artistes à découvrir, du metal à revendre.
Et de la chanson, bien sûr ! (Serge Reggiani, n’ayons peur de rien).

Un Best qui plonge dans nos racines et visite le présent, en somme. Parce que tel est son Destin. PS : Le prix du papier – le savez-vous ? – a quasi doublé. C’est la galère chez les éditeurs. Par le fait, il y a un luxe auquel nous avons dû renoncer… Le poster ! On n’allait quand même pas rogner sur ces 160 formidables pages ?

 

Best magazine - magazine BEST 2022-

Best magazine – magazine BEST 2022

 

Best magazine: David Swaelens-Kane, qui avait racheté le magazine « Photo » ainsi que la licence de la marque Playboy pour les pays francophones, décide de relancer en février 2022, un des plus grands magazines spécialisé dans le rock français des années 80′ et 90′, c’est-à-dire « Best magazine », dont les quadragénaires et quinquagénaires se souviennent comme le grand concurrent de « Rock & Folk ». », surtout au début des années 1980.

Best Magazine était une référence dans la presse musicale. Il a été paru de septembre 1968 à mars 2000, avec une interruption de décembre 1994 à 1998, et enfin pour quelques numéros en 1999-2000, avant de disparaître et de renaître sous la forme d’un mook trimestriel en 2022.

En effet, la nouvelle incarnation du titre se fera sous la forme d’un « mook » haut de gamme; c’est-à-dire un mélange de magazine et de livre; que David Swaelens-Kane espère être à la hauteur des attentes des lecteurs collectionneurs.

 

BEST magazine

Best magazine – magazine BEST 2022

 

Ce mook et son site internet (qui est gratuit), serviront de vitrine à un « grand concours de radio-crochet en version papier », comme l’indique David Swaelens-Kane, le nouveau propriétaire du titre.

Les « Best Awards » récompenseront des talents issus de nouvelles scènes, avec, à la clé, par exemple, des contrats de management pour obtenir une signature avec une maison de disques. « L’ADN du titre est rock mais nous serons ouverts aux musiques urbaines », précise David Swaelens-Kane.

 

BEST magazine : Version Papier Radio-Crochet

Le concours récompensera également les entrepreneurs de la musique. « J’ai toujours aimé le côté entrepreneur, pour moi Elon Musk est le nouveau Bob Dylan », confie celui qui dit vouloir faire de la musique mais qui a compris « très tôt qu’il n’était et ne serait pas David Bowie ».

David Swaelens-Kane a récemment investi dans une société événementielle en Belgique. Il espère trouver là-bas, des synergies avec « Best magazine » comme par exemple, l’organisation de concerts ou d’autres événements musicaux, dont le concours Best, qui donnera lieu à une grande soirée de gala.

Pour ses aventures dans les médias, l’idée est d’être financièrement équilibré sur le papier et de générer des profits en dehors des médias. « Best magazine » emploiera une quinzaine de personnes, sera tiré à 50 000 exemplaires et bénéficiera d’un investissement de 1,5 million d’euros injectés par David Swaelens-Kane.

« Best magazine » a été créé en 1968 par Jacques Morlain et Gérard Bernar, deux anciens de « Disco Revue », avec un premier numéro sur les Rolling Stones, raconte Jacques Morlain dans un podcast « Rock & Press ». L’idée était de mieux couvrir la musique anglo-saxonne, même si le magazine défendait alors bien la scène française.

Best magazine - magazine BEST 2022

Best magazine – magazine BEST 2022

 

BEST magazine: Patrick Eudeline

L’âge d’or de la presse musicale prend fin dans les années 1980 avec la concurrence des radios et télévisions gratuites qui proposent désormais des émissions comme « Les Enfants du rock » et l’interdiction de la publicité pour certains annonceurs stratégiques (alcool, tabac, etc.).

Best Magazine a cessé de paraître à la fin des années 1990, malgré l’ajout d’un CD-Rom pour séduire les fans de rock ! « Rock & Folk » est toujours publié, même si tout le secteur a dû se réinventer avec le Web.

L’idée de faire revivre « Best magazine » est née d’une conversation entre David Swaelens-Kane et Patrick Eudeline, l’une des plumes historiques de « Best magazine » et de la presse musicale. Le critique de rock instruit, occupera la place de rédacteur en chef.

David Swaelens-Kane a vendu Photo « sans perdre d’argent » en 2020, explique-t-il. Playboy, lui aussi, est toujours dans sa bourse et survit en tant que magazine même s’il a lui aussi évolué en mook.

 

Extrait BEST MAGAZINE n°2

MALCOM MCLAREN :L’art du désastre par Manu Leduc, Marie Eynard, Lionel Chouin et Philippe Ory – Futuropolis
Lorsque Marilyn Manson,reprenant Patti Smith, éructait en intro de « Rock’n’Roll Nigger » : « Je suis l’antéchrist américain, je suis sa merde et elle devrait avoir honte de ce qu’elle a mangé », il prouvait que les leçons
de Malcolm McLaren avaient été bien digérées…

Adulé et détesté, le trublion rouquin voulait mettre la société de consommation à genoux devant son  vomi. En inventant l’esthétique de la laideur, en habillant la jeunesse anglaise dans ses poubelles, en embauchant des voyous qu’il pensait pouvoir manipuler, Malcolm McLaren rêvait de provoquer des reflux gastriques à l’aristocratie rock, rendre le binaire de nouveau dangereux, en refaire un art de vivre sur le fil du rasoir (rouillé) et accomplir une révolution en enculant l’art bourgeois avec des capotes trouées.

 

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Si vous lisez « Best », c’est qu’il a quelque part un peu réussi son coup à un moment donné. Il méritait bien sa propre BD de 200 pages, solidement scénarisée par Manu Leduc et Marie Eynard d’après les bios de John Lydon et de Jon Savage, mais aussi par le biais d’entretiens privés avec Marc Zermati (à qui l’album est dédié) et Jean-Charles de Castelbajac, qui la préface.

Ce qui surprend au premier abord, ce sont les illustrations de Lionel Chouin, ses planches sans bordures de cases qui offrent à ses personnages une liberté de mouvement absolue, affranchis du traditionnel gaufrier.

Son trait est agressif, ses personnages affûtés comme des épingles à nourrices et le lettrage énorme donne l’impression que tout ce petit monde hurle en permanence. Férocement atypique sans être underground, son dessin est vivant, rehaussé par les couleurs de Philippe Ory.

Avec des personnages à grosses têtes, caricaturés mais reconnaissables, avec des bras trop fins et des jambes   longilignes, les auteurs  rappellent le volet tragi-comique de la grande escroquerie du rock’n’roll et de ses moments irrésistibles : la confection des vêtements avec les pilons de poulet de Viviane Westwood, l’effervescence du Do It Yourself et ses boutiques éphémères, mais aussi une audition surréaliste avec le futur Johnny Rotten hurlant du Alice Cooper dans un pommeau de douche en guise de micro sous les moqueries de toute la boutique Sex.

Les auteurs écrivent aussi des scènes plus intimistes où McLaren est renié par sa famille juive lors de l’enterrement de sa grand-mère à cause des swastikas sur ses tee-shirts.

 

 

Best-magazine-

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Leduc et Eynard distillent avec une fluidité jouissive toute l’audace du personnage : des faux concerts de Pink Floyd pour attirer le public, son art de se faire virer des maisons de disques après avoir empoché les thunes, sa partie d’échecs marketing face à un Richard Branson toujours hilare mais plus rusé que lui.

Tout ceci est précis et authentique : le travail de Jamie Reid autour des visuels du groupe, la conception de « No Feelings », la querelle entre Rotten et McLaren autour de « God Save The Queen » que le chanteur voulait intituler « No Future », « L’art  du désastre » fourmille d’anecdotes sourcées, vérifiées, intégrées dans le récit de manière très fluide.

Si toutes les grandes étapes du Gospel selon St Malcolm y sont (la révolte grandissante de Lydon qui voit clair dans son jeu, son obsession pour son film, la toxicomanie de Vicious qu’il tentera sincèrement de canaliser), le lecteur découvrira aussi un autre aspect d’un personnage trop souvent diabolisé.

Méprisé et abandonné par sa famille depuis sa prime enfance, Malcolm McLaren entretient une touchante histoire d’amour avec Rose, sa grandmère, une punk avant l’heure qui lui donne force et motivation alors que ce jeune fouteur de merde passe son temps à exaspérer son monde et se faire jeter des écoles d’art où il assume avec panache une nullité assumée.

Entre son groupe qui ne lui demande rien d’autre que du fric, et lui qui ne sait pas montrer son affection, c’est une relation vouée au désastre que Malcolm échoue à racheter avec son propre paternel.

Machiavélique, à la fois brillant et foutraque, le génie de Malcolm McLaren est de créer des situations qui le dépassent et dont il pense avoir le contrôle. Il ne se départit jamais de sa bonne humeur et, telle une créature de Franquin, passe son temps à inventer, rêver, déclamer des ambitions démesurés en créant catastrophe sur catastrophe au nom de l’art.

On voudrait le détester et on ne peut pas s’empêcher de le trouver souvent attachant pour sa ténacité et sa lucidité : créer le chaos pour éviter que les Pistols ne soient digérés et récupérés par le système. Sa devise, « Mieux vaut un échec retentissant qu’une réussite médiocre » va finalement dans le sens de la vie.

En Rock.

 

 


 

Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

 

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